Actualité des NTIC Nationale et Internationale Google Panda update, Google bouton +1 : les évolutions mouvementées du moteur de recherche n°1

Google Panda update, Google bouton +1 : les évolutions mouvementées du moteur de recherche n°1

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Leader mondial de la recherche sur le web, Google est l’objet de nombreuses remises en cause et susceptible d’être débordé sur ses flancs. Analyse de ces soubresauts avec les exemples de Google Panda Update et du bouton +1.

Occupant une position de leadership dans la pluspart des pays du globe (exception faite notable de la Chine et de la Russie sur le marche de la recherche en ligne), Google se doit de batailler fort pour conserver son rang.

Son succès repose originellement sur la pertinence du fonctionnement de son moteur de recherche auprès des internautes utilisateurs.

Tous les moyens sont bons dès lors pour essayer de s’imposer dans les résultats de ces recherches, et c’est un enjeu en soi de tenter de s’accaparer ces résultats pour générer du trafic sur des sites web optimisés dans cette seule optique.

Une kyrielle de pages et de sites sont ainsi créés uniquement pour exploiter ce trafic et générer des revenus essentiellement grâce la publicité insérée sur les pages,  sans apporter d’intérêt en terme de contenu pour l’utilisateur, ou avec du contenu à très belle valeur ajoutée.

C’est le cas notamment de que l’on appelle les fermes de contenu qui proposent des textes de faible qualité sur un nombre quasi illimité d’expressions, en exploitant toutes les formes possibles de dérivés sémantiques sur des expressions clé choisies en fonction de leur potentiel de recherche.

C’est le cas ensuite des comparateurs de produits quand ceux-ci n’apportent aucune plus value notable auprès de l’utilisateur (même si certain considèrent que Google cherche en fait à privilégier ses propres services commerciaux dans ce domaine).

Autre phénomène dans la ligne de mire de Google, la duplication de contenu (duplicate content) qui est produite en masse, sans toutefois que l’on sache de façon très précise comment Google peut y remédier.

La firme de Mountain View, pour faire face à ces défis et lutter contre l’invasion dans ses résultats de recherches de sites sans pertinence avérée, lance donc régulièrement des modifications en profondeur du fonctionnement de son algorithme de recherche.

Google Panda Update : scruté, craint et toujours attendu par le web francophone

Panda est la dernière modification lancée par Google par lutter contre ces différentes stratégies -que l’on peut regrouper sous la terminologie de spam des résultats de recherche.

Sa première version a été lancée en février 2011, le 24 février exactement. Une deuxième puis une troisième vague se sont succédées en avril puis mai mais toujours dans le monde anglophone.

Or le web francophone, dans tout ce qu’il comprend de webmasters, services web et autres référenceurs, est en attente de voir cette mise à jour déployée.

Elle peut être en effet synonyme de modifications voire de sanctions sévères sur les sites qu’ils gèrent ou dont ils ont la tache de les faire apparaître au mieux dans les résultats de recherches, certain sites anglophones ayant en effet perdu au passage jusqu’à 90% de leur trafic.

Google en est aujourd’hui à la 4eme version, la Google Panda release 2.2, laquelle va être lancée dans les prochains jour selon le porte parole Matt Cutts, et elle concernera a priori l’ensemble du web anglophone.

Mais qu’en est il sur le web francophone ?

Et bien rien en vue, l’attente est donc plus que jamais de mise et toujours plus redoutée…

Google +1 : une tentative d’assaut de plus du web social 

Les réseaux sociaux déterminent de plus en plus la vie du web : Facebook et Twitter pour citer les principaux, occupent ainsi désormais une place essentielle dans les habitudes de consultation et de partage des informations sur le web.

Google ne maîtrise pas les flux entrants et sortants sur ces réseaux sociaux.

L’importance même de ces réseaux peut entrainer des conséquences importantes en matière de d’habitudes de recherche sur le web si tant est que les internautes se détournent d’une recherche sur le moteur lui-même pour utiliser les fonctionnalités intégrés sur ces mêmes réseaux sociaux

Des alliances ont d’ailleurs été développées entre Facebook et Microsoft (moteur de recherche Bing) qui pourraient engendrer des évolutions importantes dans ce domaine.

Pour occuper lui-même une place dans la gestion de ce type de services et intégrer cette recherche sociale directement dans ses résultats, Google cherche de façon continue à prendre pied sur ce vecteur, le rachat du célèbre site de partage de vidéo de Youtube en étant une illustration patente.

Depuis quelques années cependant ses différentes tentatives d’implantation de services maison rencontrent des succès mitigés voire fort décevants (Google buzz, Orkut) jusqu’à fermer certain d’entre eux (Google Wave).

A défaut d’être lui-même positionné de façon avantageuse sur ce créneau, Il incombe à Google de tenir compte au mieux de ces éléments sociaux pour déterminer la pertinence des contenus et d’intégrer ce facteur de pertinence dans les résultats de recherches.

Pour ne pas se laisser déborder, intervient ainsi aujourd’hui le lancement du bouton Google +1 -à l’image du bouton Facebook « j’aime » qui permet de partager avec son réseau ses préférences de navigation.

Ce +1 apparaîtra sous deux formes principales :

-dans les résultats affichés directement sur le moteur de recherche,

-par intégration d’un module sur les sites web.

La première forme d’emploi (et qui actuellement ne fonctionne que sur le web américain) est largement critiquée. Il est en effet assez illogique de recommander un site alors même que l’internaute ne l’a pas encore visité, et tout aussi hasardeux d’escompter que celui-ci utilise cette fonction en revenant en arrière près avoir consulter le dit site.

La deuxième forme illustrée par l’intégration de ce bouton +1 sur les sites web semble plus opportune et pertinente, voire nécessaire pour qui se préoccupe des questions de références et ce pour plusieurs raisons :

-          Pertinent car cela reprend un concept éprouvé et mis en œuvre par une part grandissante de webmasters qui intègrent ces modules sociaux

-          Opportun car tant qu’à installer de tels modules, pourquoi ne pas mettre aussi le bouton google au côté de celui de facebook, twitter ou Linkedin

-         Nécessaire car Google utilisera bel et bien ces recommandations dans son moteur de recherche, et il serait imprudent de se dispenser de cette fonctionnalité dès lors qu’elle détermine son positionnement dans les résultats de recherches. Google a dans cette perspective un moyen de pression aisé sur les gestionnaires de sites web

Pour toutes ces bonnes ou mauvaises raisons, ce bouton +1 est ainsi d’ores et déjà intégré sous tous les articles de ce site.

Reste, et ceci est justement noté par Benjamin, l’auteur du blog polynet, que ces préoccupations en matière de référencement indiffèrent l’utilisateur lambda pour qui le partage est avant tout un moyen d’enrichir son profil sur les réseaux et non d’influer sur le devenir du contenu et du support sur lequel il est intégré.

L’incertitude régnera donc dans ce domaine aussi, sans savoir encore ce qui triomphera entre prise en compte ou non d’un tel standard par effet de contagion ou confinement au monde du référencement.

De ces deux éclairages, il ressort bien que le maintient de son statut de leadership par Google ne relève d’aucun hasard ni conservatisme mais d’un défi quotidien pour épouser les évolutions incessantes du monde de l’internet.

Commentaires (5)
  • Annuaire batiment  - Normal oui et non
    Il est "normal" de voir l’apparition d'un bouton "obligatoire" Made in Google vue le nombre d’échec successif...

    Après, la légitimité de ce bouton laisse à prouver...
  • Arnaud BERNIER  - tbtf
    En effet une légitimité pas certaine sur le coup, mais Google est un peu poussé dans ses retranchements avec l'importance prise par les réseaux sociaux, donc plus à même de faire les choix les plus sûrs et sereins.

    Et ça fait pas de mal quelque part : pas de "too big to fail" :)
  • Danièle
    Le bouton +1 de google est peut-être à l'image du bouton "j'aime" de facebook, mais bon pour ma part je ne vois pas trop où il y a le mal.
  • Laura  - google +1
    Google +1 est un nouveau réseau social) :) :X
  • Vincent Porcel  - +1 et les Adwords
    En tout cas, j'ai l'impression que le bouton +1 appliqué aux résultats adwords permet de booster la position d'affichage des annonces à peu de frais.

    J'ai pu constater une progression moyenne de 1 position sur certains de mes adwords tournant autour des conseils d'achats d'ordinateur portable, avec une très légère baisse du CPC. Tout cela en demandant simplement à quelques amis d'aller me +1... et toutes choses restant égales par ailleurs (pas d'optimisation supplémentaire des annonces, quality score équivalent).

    L'échantillon est un peu restreint pour en tirer des conclusions, mais ça mériterait d'être creusé !
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