Qu’est ce que Deezer ?
C’est aujourd'hui la façon la plus simple d’écouter de la musique en ligne et gratuitement.
Cette notion de gratuité est au centre de toutes les attentions sur Internet et l’histoire toute récente de Deezer concentre à ce sujet les interrogations entre légalité et développement de l’écoute en ligne, avec en leitmotiv la question du téléchargement.
Partie 1 : Deezer, d’où cela vient et pourquoi ?
Au commencement était Blogmusik qui a ouvert ses portes en 2006 et permettait de créer un compte en ligne puis de constituer ses playlists (listes d'écoute) de morceaux.
La méthode : une écoute en streaming depuis le site ou en intégrant un lecteur flash sur son blog.
Ce type d’utilisation en ligne sans téléchargement (du moins dans l'intention, car les garanties techniques sur ce point sont soumises à caution, ce que nous verrons dans la partie 3) est venu apporter une nouvelle dimension au grand questionnement et aux controverses liées à la légalité du téléchargement de morceaux en peer to peer (échange de fichiers par l’intermédiaire d’un logiciel de partage en réseau).
En effet pour l’internaute moyen, cette question de légalité complexe, réglée de façon partielle et insatisfaisante par la première loi DAVDSI, a paru sonner le glas du téléchargement direct de fichiers musicaux sur son PC.
Blogmusik s’est dès lors imposé comme une des solutions de repli en permettant l’écoute de musique sans contrainte et sans interrogation sur la détention des droits liés à cette pratique puisque l’internaute, écoutant directement en ligne et par l’intermédiaire d’une application non propriétaire, s’en remet en quelque sorte à ce prestataire pour la protection de (c)ses droits.
Or patatras, les détenteurs de droit sont tombés sur blogmusik au printemps 2007.
Au nom de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN), la SACEM la SDRM, la Sesam et la SPPF (représentant les auteurs, artistes interprètes et ceux représentant les producteurs et éditeurs, et nous verrons l'importance de la disctinction dans la 2eme partie) ont tous mis en demeure le site de se mettre en conformité et d'obtenir les autorisations de diffusion des morceaux mis à la dispostion des utilisateurs.
Résultat : un site vide de titres et une fermeture programmée et intervenue en février 2007 (dans la foulée, un autre site radioblog.club a dû faire de même).
Tout au long de ce feuilleton, la SACEM entre autre a tenu à souligner que les négociations restaient ouvertes, puisque la question centrale est celle de la rémunération des artistes plus que toute autre considération de propriété ou d’autorisation de diffusion de la musique.
Et en effet février 2007, Deezer.com a ouvert ses portes en fanfare avec l’annonce concomitante de la signature d’un accord avec la SACEM portant sur la rémunération des artistes.
Deezer a vu alors se concentrer sur lui toutes les attentions et les attentes des internautes comme des commentateurs, se présentant comme le premier site mondial d’écoute en ligne sans restrictions et en toute légalité.
Mais ce n’était alors que le premier round, la suite allait devenir encore plus piquante, ce que nous verrons dans notre prochain article.
La saga Deezer partie 2 : developpement et controverses
La saga Deezer partie 3 : questions en suspens, perspectives et précautions d'usage


..et a changé de nom pour devenir deezer fin aout 2007 en annonçant à ce moment là son accord avec la SACEM.