Preuve, que malgré la crise, le secteur de la presse conserve une certaine vitalité, un nouveau-venu est arrivé en kiosques vendredi 17 octobre, l’hebdomadaire « Vendredi ».
Créé par Jacques Rosselin, le fondateur de Courrier International (qu'il vient de quitter après 10 ans), « Vendredi » a pour objectif de recenser l'information visible sur Internet et de n'en publier que le meilleur, le journal se veut une référence en matière d'information crédible et pertinente.
Ainsi, les 10 membres de l'équipe (parmi lesquels cinq journalistes), ratissent l'ensemble de l'information en ligne écumant plus de 400 sites et blogs (principalement français). Le but : dénicher l'information intéressante, de qualité, et qui fera débat.
Quand au format, le "canard" se présente sous la forme d'un "tube", long et étroit, de huit pages en couleurs. Il est vendu 1,50 euros. Dans ce premier numéro, le choix éditorial s'est arrêté sur un article consacré à la récession économique qui se profile, et rédigé par Agnès Maillard (blog.monolecte.fr), dans un style polémique.
"L'hebdo s'adresse aux gens qui s'informent déjà sur Internet mais vont pouvoir gagner du temps en disposant d'une sélection de contenus sur papier. Et à ceux qui ne vont pas sur le net mais seront contents d'avoir un digest chaque semaine", a précisé Jacques Rosselin.
Les cerveaux de Vendredi, ne sont autres que Philippe Labarde, l'ancien directeur de la rédaction de La Tribune et Emmanuel des Moutis. L'homme d'affaires Pierre Bergé est associé au projet sur un plan financier. Pour l'hebdo, "le point d'équilibre est de 30.000 à 35.000 exemplaires, a indiqué Jacques Rosselin. "On espère l'atteindre d'ici quelques mois", a-t-il ajouté.
Dans l'éditorial publié en une de l'hebdo, Philippe Cohen, le rédacteur en chef de Vendredi et ancien rédacteur en chef de Marianne, écrit: "l'audace intellectuelle, le courage, l'indépendance ont trouvé refuge sur internet". "Encore faut-il savoir les chercher et surtout les trouver. C'est le but de ce journal".