SEOmoz est un des principaux fournisseurs mondiaux de logiciels SEO.
Un document exhaustif sous forme de powerpoint livre de très nombreuses informations sur la structuration et le fonctionnement du SEO. Voici une analyse des éléments particulièrement significatifs que nous avons retenu.
Commençons par rappeler la définition du mot SEO ou optimisation pour les moteurs de recherche(en anglais, Search engine optimization) qui est l’ensemble des techniques visant à favoriser la compréhension de la thématique et du contenu d'une ou de l'ensemble des pages d'un site web par les moteurs de recherche.
SEOmoz propose ainsi ici une introduction complète au SEO sous formes de slides clairs, et se classant en cinq thématiques :
- Le panorama de la recherche d’infos sur Internet
- Le fonctionnement des moteurs de recherche
- La construction de sites accessibles
- L'étude et l'optimisation des requêtes sur mots-clés
- les stratégies de renforcement des liens
- les médias sociaux et influenceurs du Web.
Dans ce premier article nous passerons en revue les enseignements que nous avons plus particulièrement retenu des trois premières parties de ce document que vous pouvez télécharger à cette adresse.
Panorama du marché de la recherche d’informations sur Internet
Dans cette section, le document balaie les principales données du marché de la recherche.
On y découvre notamment que l’Europe domine d’une courte tête le nombre brut de requêtes (page 5) effectuées sur les différents moteurs de recherche avec quelque 32,1%, devant l’Amérique qui est à 30,8%.
Sans surprise au plan global Google domine et renforce sa position année après année.
Le document détaille ensuite le contenu des pages de résultats de recherche de Google, orientant son analyse sur les résultats de recherche dites organiques (qui s’opposent aux résultats publicitaires issus de l’achat de mots clés), lesquels génèrent 90% des clics des internautes (p.8)
La page 9 énumère la part des clics dans une page selon la place du résultat : 42,1% de clics sur le premier résultat et jusqu’à 1,2%de clics seulement pour les résultats de 20 à 1000.
Vient ensuite la représentation des différentes sources de documents (actus, vidéos, images, cartes locales) telles qu'elles s'afiches dans Google, et l’on relève notamment que l’algorithme de recherche pour les résultats des pages locales ( page 11 -l cal business center) fonctionne de façon complètement différente de l’algorithme général, mais sans plus de précisions malheureusement.
Le fonctionnement des moteurs de recherche
Cette partie détaille comment se comporte un moteur de recherche vis-à-vis d’une page web, expliquant de façon liminaire (page 22) que l’indexation se fait à partir des liens qui permettent de pointer vers une page web, condition sine qua non pour qu’un moteur de recherche trouve la page en question : élémentaire mais au combien essentiel.
Une place importante est réservée au pagerank (notoriété de la page) et qui correspond au poids donné par chaque lien à envers une page cible et ce en fonction du pagerank de la page d’origine (link juice – page 26 à 30).
Vient ensuite la nature des liens et en particulier des liens en nofollow qui sont destinés à ne pas transmettre de notoriété vers la page cible. Il y est souligné de façon intéressante que le fait qu’un lien soit en nofollow (page 32) n’empêche pas la division du pagerank transmis en autant de liens externes que comporte la page.
Il est donc inutile d’escompter renforcer le poids des autres liens situés sur une page en donnant à certain de ces liens le caractère de nofollow.
Point remarquable de cette section, la répartition de l’importance donnée par Google aux différents éléments constitutifs d’une page web (page 35).
La part la plus importante (23,87%) est celle de l’autorité et la confiance acquise par le nom de domaine où est contenue la page.
Le deuxième critère (22,33%) est la notoriété intrinsèque la page spécifique.
Compte ensuite pour 20,26% le texte de l’ancre des liens pointant vers la page
Le codage de la page et plus particulièrement les balises (titre, description, etc…) joue quant à lui pour 15,04%.
Les trois derniers éléments pris en compte sont respectivement l’hébergement et l’enregistrement du nom de domaine (notamment l’antériorité) pour 6 ,91%, l’audience et le taux de conversion pour 6,29% et enfin l’interconnexion par les réseaux sociaux pour 5,30%.
Ce panel chiffré est vraiment un des éléments à retenir de ce documents en permettant d’avoir à l’esprit l’importance respective des différents points à travailler pour obtenir un référencement performant.
Les page 36 et 37 pointent l’importance du mix opéré par le moteur de recherche entre le type de réponses qu’attendent généralement les internautes et la diversité des résultats obtenus sur une requête déterminée.
Il donnera ainsi une importance accrue à une page si elle permet cette diversité de par la nature du document, image ou vidéo par exemple ou parce que c’est un résultat récent (actu, page fraichement indexée).
La pyramide du SEO enfin reprend en un slide (page 38) l’importance comparée des éléments structurants du référencement : un socle solide basé sur le contenu de la page et la structure du site web, un codage optimisé des pages, une politique de liens aboutie et enfin sur le couvercle une utilisation performante des réseaux sociaux.
La construction de sites accessibles
Cette partie est dédiée à la structuration et la fabrication d’un site et de ses pages.
On retiendra ainsi comment, à la page 42, est montré de façon claire la façon dont Google procède en cas de duplication de contenu, éliminant de son index principal toutes les pages qui ne constituent pas le document ou figure le contenu d’origine. Cette élimination pure et simple de ces documents de l’index principal démontre à quel point c’est un élément dont il faut tenir compte.
La page 46 montre d’autre part comment une URL doit être optimisée et découpée avec un nom de domaine simple, puis une catégorie, et enfin des mots clés séparés par des tirés, suivi en page 43 par l'exemple d'une URL qui elle est impropre en matière d'indexation.
Importance d’un sitemap, présence de robots txt, élimination des pages d’erreurs, utilisation des outils pour webmasters, tutoriels donnés par les moteurs de recherche sont autant d’éléments qui sont ensuite recensés.
Deux sous parties détaillent la prise en compte de ces balises et mots clés, avec d’abord ce qui est essentiel, puis les éméents plus secondaires.
En page 58 on trouve un exposé intéressant sur le nombre de caractère requis pour les blaises titre, description et pour l’URL en fonction des moteurs de recherche, avec les recommandations finales de SEOmoz pour s’adapter à tout type de moteur de recherche.
A la page 59, l’autre élément capital est la structuration des liens avec l’aspect tout autant déterminant du titre de l’ancre de lien.
Les trois éléments secondaires relevés ensuite sont la meta keywords, les balises H1, H2… et les soumissions directes d’URL dans les moteurs de recherche.
Voilà pour la première partie de cette revue sur ce document de référence. Nous développerons prochainement dans un 2eme article les trois autres parties.

