Actualité du référencement Moteurs de recherche Le futur sera white (hat SEO) !?!?

Le futur sera white (hat SEO) !?!?

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Un titre qui sent le soufre pour les initiés, cette prédiction allant quelque peu à contrecourant des deniers événements observables sur les techniques de référencement (et surtout sur ce qu’on en dit).
En route donc pour une petite séance de prospective sur la façon préférentielle de travailler demain son référencement.

J’ai  pour habitude dans les articles du Labo d’essayer d’être le plus didactique possible et de détailler les concepts dont je parle, me plaçant dans mon rôle de gestionnaire d’une agence web vis-à-vis de ses clients et non en tant qu’expert SEO (qualificatif dont j’aurais de toute façon bien du mal à me prévaloir, dépendant  grandement en ce domaine des compétences des différents collaborateurs de l’agence).

Cet article ira lui directement dans le vif du sujet, et va donc parler de white Hat et de Black Hat SEO, appellations opaques pour ceux qui ne gravitent pas autour du petit monde du référencement .

Pour mieux situer de quoi il est question, j’invite à consulter l’excellent article de Sylvain d’Axenet : Black hat or white hat le SEO ?

Pour en venir au fait, le petit monde du référencement s’anime toujours plus de la querelle entre partisans de techniques de référencement dites « White Hat SEO », respectant les prescriptions édictées (par Google notamment), opérant de façon le plus souvent manuelle, et les partisans du « Black Hat SEO », pour qui toute méthode est bonne à prendre pour autant qu’elle parvient à l’objectif recherché, notamment en utilisant des moyens  logiciels permettant de créer automatiquement du contenu et des liens sur le web.

Certain verront déjà dans ma façon de formuler cette comparaison un penchant certain pour le white Hat, et ils auront raison.

Inclinaison White Hat SEO revendiquée

En tant qu’agence, qui le plus souvent créé les sites de ses clients pour les référencer, cette prestation étant souvent  elle-même une partie seulement des relations contractuelles nouées, il y a pour nous peu de place pour la mise en œuvre de stratégies aventureuses.

Dans le cadre du référencement naturel, on ne leur promet jamais de miracle à court terme, mais bien plutôt de construire à moyen-long terme une présence efficace et pérenne sur Internet.

Il ne s’agit d’ailleurs pas de faire du type de référencement mis en œuvre une question d’éthique en général, mais bien plutôt une garantie de bonne fin pour nos clients en particulier.
Sur cette notion de référencement éthique, il est intéressant d’aller lire les articles de Seomix et de Sébastien Billard.

Nous nous en tiendrons pour notre part au fait que si le black Hat SEO peut donner d’excellents résultats, il nous aussi expose à la menace de mesures de déclassement, anéantissant l'édifice patiemment construit.

Le White Hat c’est bien, mais qu’en sera t’il demain ?

Une telle inclinaison White Hat doit en effet se confronter à la réalité.

D’abord, car rien n’est tout blanc ou tout noir, mais plus sûrement gris.

Dans un compte rendu sur le récent SEOcamp, Morgan relève très judicieusement qu’ « Il y a donc un BH caché au fond de chacun de nous, mais définir ce qu’est réellement un blackhat est également une tâche difficile, il est donc plus pertinent de parler de méthode et de proportion que de technique »

Ensuite quelles chances de succès peut on escompter en fonction des techniques respectives utilisées pour placer un site en bonne position ?

Si l’on suit les derniers développements en la matière, les tenants du BH semblent toujours plus assurés de parvenir à leurs fins en développant des techniques à même de contourner les règles édictées par Google, et disposent pour cela d’instruments de plus en plus efficaces pour spammer ou pour spinner sans parler du scraping ou du morphing par exemple.

Google lui-même semble d’ailleurs quelque peu dépassé par certaines problématiques telles que la gestion du Duplicate Content, bien qu’il se propose de taper fort à l’encontre de ceux qui mettent en place des outils et des sites créés dans le seul but d’accaparer les premiers résultats de recherche (Panda Update).

Le facteur humain comme seule planche de salut ?

Il y a en effet des voies de salut désignées pour contrecarrer ces techniques robotisées, en particulier celle de la prise en compte accrue des réseaux sociaux et du feedback utilisateur pour mieux définir la pertinence des contenus disponibles en ligne.

Dans cette optique Google compte notamment utiliser les données de la Google Bar et de la navigation sur Chrome. Surtout il est devenu désormais probant que les liens créés dans le cadre des réseaux sociaux donnent du poids et contribuent de plus en plus au référencement et au positionnement.

Et ils sont a priori le fait d’intervenants humains, réputés libres de leurs choix.

Le bot toujours plus fort?

Sauf que rendus à ce stade, la riposte du Black Hat paraît déjà toute trouvée, et un tweet récent d’un des maîtres du genre en France l’illustre de façon explicite :

512banque

Ainsi, si les liens issus des réseaux sociaux deviennent primordiaux pour déterminer la pertinence d’une page web liée, il suffira alors de créer des comptes automatisés à la pelle pour générer des liens de ce type.

En multipliant à l’infini les bots, la solution serait donc imparable, tout au moins aussi efficace  que les liens créés jusqu’ici à partir d’une galaxie de sites générés en automatique, en utilisant force redirections, LFE, content spinning, etc…, bref l’arsenal quasi irrésistible du black hat SEO performant.

L’impossible valorisation intrinsèque du bot : pierre angulaire du changement

En effet, l’élément central ici n’est pas seulement de créer un lien de plus, mais bien de déterminer de qui et d’où provient ce lien.

Laurent Bourrelly, acteur notable du référencement en France, définit ainsi pour moi très bien ces facteurs qui compteront demain, basés sur ce qu’il nomme le Personrank, à savoir l’évaluation de l‘utilisateur humain, de celui qui crée le lien.

Et si certain trouvent son analyse peu convaincante, car cette évaluation serait par trop difficile à mettre en œuvre, je pense pour ma part au contraire qu’il n’y a rien de compliqué à déterminer l’ influence et la valeur relative des acteurs évoluant sur le web et sur les réseaux sociaux en particulier.

Klout par exemple le fait très bien en regroupant quantités d’informations précises et recoupées concernant tel profil désigné.

On peut donc raisonnablement penser que les moteurs de recherche effectueront à leur tour une telle cartographie à partir des informations dont ils disposent et issues des habitudes de navigation.

Et donc, appliqué à notre réflexion, s’il devient possible de mesurer l’influence et le poids transmis par un seul acteur, qui dans certain cas vaudra 100, 1000 ou 10000 fois la valeur d’un autre acteur, il faudra pour les black hat SEO faire en sorte de créer des bots qui non seulement balancent du lien, mais qui acquièrent surtout au préalable une valeur intrinsèque suffisante pour que les liens produits aient une quelconque chance d’être utiles à la mise en avant des contenus ciblés.

Or ce travail préparatoire de « mise en orbite » des bots en quelque sorte, complexifie singulièrement le travail du black hat SEO, habitué à créer une multitude liens « bas de gamme », sans se soucier des pertes en route.

Inutile en effet sur Twitter le bot ayant 10 000 abonnements mais 0 followers.

Inutile encore le lien retweeté automatiquement par un autre bot sans valeur.

Et puis le spam report, à savoir les retours des utilisateurs auprès des moteurs de recherche ou des gestionnaires de Twitter ou Facebook, peut réduire rapidement à néant les invasions de « britney » (en référence à l’intrusion de centaines de bots dans les discussions sur twitter sur le dernier SEOcamp, et stoppées complètement dès le lendemain par des mesures semble t’il tout à fait radicales et efficaces).

Le black hat SEO risque donc de voir tomber à tout moment ce qu’il aura fallu patiemment construire, et qui constituera pourtant un préalable indispensable pour escompter obtenir un linking efficace et de valeur.

Pas sûr que le jeu continue à en valoir la chandelle.

Cette analyse incite donc tout à fait à penser que la construction d’outils pérennes, d’essence white hat, peut être la voie à privilégier, et reste en tout cas  et plus que jamais une option des plus viable.

Mais sans aucun doute des analyses plus avisées que la mienne m’auront fait passer à côté d’autres ressources du « côté obscur de la force » ^^, qu’en pensez vous ?

NB : spéciale dédicace à un nouveau blog sympa et qui démarre très fort, parlant de black hat SEO mais n'hésitant pas à faire un article sympa sur notre liste d'outils white hat.

Commentaires (13)
  • Sébastien  - Greyhat ? Vie privé ?
    Sans aller jusqu'au BH complet, j'arrive à comprendre que l'on puisse être tenté par la ligne de démarcation, et avoir envie de quelques techniques certes border line, mais pas nécessairement trop nuisibles. Je dis cela d'après mes lectures, car je n'ai rien expérimenté de la sorte, mais on peut raisonnablement ne se sentir que peu de chose face à notre amis Google, des fois...

    Pour le PersonRank, j'ajouterai qu'il existe encore (tant pis pour eux/moi) des personnes ne cherchant pas la notoriété/identification de leur activité, juste pour des raisons de vie privée.

    Du coup, le PersonRank ne serait en fait qu'un TradeRank du site visé, et ne bénéficierait pas du "rank" de la personne anonyme s'occupant de son référencement. Je me trompe ?
  • Arnaud BERNIER  - target
    La question est fort pertinente.
    La confusion se retrouve d'ailleurs dans le vocabulaire que j'utilise dans l'article, naviguant ente acteur, agent et personne.

    A priori le jus vient du compte, et ce qui importe, ce sera qui le gère, mais reste en effet cependant à délimiter qui est qui.

    La ligne de démarcation entre trade/personne est encore parfois ardue à déterminer sur les réseaux sociaux il faut en convenir, même avec de la bonne volonté.

    Pour l'illuster : pour calculer son Klout, on connecte son profil twitter et Facebook, mais comment connecter une page Fan : impossible en l'état.

    Sur Twitter il est conseillé d'avoir un représentant de sa marque, mais cela peut générer des incompatibilités avec des prises de position plus individuelles.

    Donc sur la prise en compte des acteurs agissant sur les réseaux sociaux (qu'ils soient personnes morales ou physiques), pas de doute elle conditionnera beaucoup de choses. Reste à trouver une cohérence d'action.
  • Marie  - marronnier
    White hat contre Black hat, voici un marronnier de la blogosphère SEO qui dure depuis des années.. Nul n'est blanc ou noir, tout le monde est gris, plus ou moins foncé mais dès que je place un lien dans le but d'améliorer mon PR et mon référencement, ce n'est plus du white. Ou alors il faudra m'expliquer comment on peut référencer correctement un site sans backlink :)

    Dans tous les cas, la notion d'odeur de l'internaute (personrank c'est pas sexy comme mot, je préfère le terme tel qu'il a été présenté en 2006 par Turulillo) reste un indice anecdotique dans le classement d'un site de nos jours. Je crois d'avantage à un socialrank tel qu'il a été expliqué sur le blog 1ère position http://www.1ere-position.fr/blog/les-criteres-influencant-le-%C2%AB-social-rank- %C2%BB-et-le-positionnement-sur-facebook-google-et-bing
    Je crois que certains référenceurs sont devenus un peu trop paranos, Aurélien Bardon en parlait déjà en 2007
    http://www.outil-referencement.com/blog/index.php/418-google-parano :D

    Dernière chose, le black hat, quand il est bien fait, est tout à fait durable ;)

  • Arnaud BERNIER  - Back to the social future
    On en a effectivement déjà parlé, j'aime bien pour ma part quand même ce que recouvre le concept de Personrank.
    La question serait plutôt de savoir si la personne est physique ou morale par contre, et en cela le socialrank c'est en effet peut être le terme le plus adéquat.

    Reste que j'avais pas encore eu l'occasion depuis tant d'années dans tous ces marronniers de rencontrer tant que ça d'avis sur ces nouveaux concepts. :P
    Le point particulier de l'article étant la valeur intrinsèque du compte mis en route et l'impossibilité de valoriser en soi les bots, rien vu là dessus jusqu'ici, si?

    Pour le dernier point, libre à chacun de tenter le diable, tout étant question de mesure.
    Surtout y'a suffisamment de préventions dans mon article à ce sujet. ;)


    Mais bon j'ferai juste des listes pense bête la prochaine fois. ;)
  • Marie
    nan nan pas de liste stp :D ce que je voulais dire par marronnier c'est que de temps à autre, le sujet WH contre BH ressort. Tout comme la fin du référencement. Et en ce moment il y a aussi la mode des interviews. C'est cyclique ! D'ailleurs j'ai moi même parlé d'éthique, de WH, de la fin du référencement etc etc :P

    C'est un tout, un site / ou une page citée sur twitter, retweetée, partagée sur FB (compte public), pointée depuis des forums aura plus de chance de se positionner que la même page sans cet aspect social qui gravite autour d'elle.

    Après pour mesurer l'impact de telle ou telle action me parait impossible, le reverse engineering ne peut pas être utilisé partout ;)
  • Marie  - loose
    Oh purée, les liens non cliquables dans les commentaires et l'url du commentateur en nofollow ça craint :angry:
  • Arnaud BERNIER
    Clair, y'a bins sur les nofollows.
    J'ai du mal à comprendre d'ailleurs comment il peut en être ainsi.
    On va y remédier sans faute.

    Sinon pour les liens dans les commentaires, on trouve jamais le temps de mettre en place le bon module. :/
  • Marie
    Mais ça tourne sous quoi ton bidule, c'est pas du WP comme tout le monde ?
  • Arnaud BERNIER  - joomjoom
    Non c'est du Joomla, avec notre maître ès CMS maison qui le sécurise largement aussi bien, sinon mieux qu'un WP ;)

    Sauf que le cordonnier étant toujours le plus mal chaussé, ce Joomla du Labo passe après ceux des clients. :unsure:
  • Arnaud BERNIER  - anti spam
    Bon, on a remis en dofollow, après avoir pendant longtemps préféré avoir du vrai commentaire sans autre tactique possible.

    On va voir s'il y a recrudescence du spam et des commentaires insipides. <img src=hock:' title=':shock:' class='postemoticon' />

  • 512banque  - tous pourris..
    Merci pour la citation :D
    2 choses

    1) Nous sommes tous des black hat puisque nous construisons des liens "artificiels" (quel SEO digne de ce nom n'a jamais construit aucun lien vers le site de son client ?), pour cela voir http://www.google.com/support/webmasters/bin/answer.py?answer=66356

    2) Même les white hat se font pénaliser et voient leur trafic divisé par 5 ou 10 alors même qu'ils n'ont utilisé AUCUNE technique black hat. Quitte à se prendre une pénalité, autant se la prendre pour une bonne raison, non ?

    :)
  • Arnaud BERRNIER  - à l'insu de son plein gré
    La distinction garde malgré tout de la pertinence dans la relation client : est il ou pas mis "sciemment" en danger?
    Dans le black, le risque est patent.
    Dans le white, il est possible de prouver l'absence de manipulation par des techniques hasardeuses.


  • Applications mobiles
    Un article ancien, mais encore intéressant et important. Il est toujours serviable pour extraire quelques idées :)
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